L’architecture verte ne se résume pas à l'intégration du végétal sur le toit ou sur l'enveloppe du bâtiment. Comment définir ce concept et quelles sont ses applications pour la réalisation de façades contemporaines ?
Qu’est-ce qu’une architecture verte ?
L'architecture verte reprend les principes d’éco-responsabilité et de durabilité que l’on retrouve dans de nombreux domaines.
Une définition ancrée dans la conception durable
Le qualificatif « vert » appliqué au secteur du bâtiment correspond à l'expression anglophone « Green building », plus généralement traduit par « conception durable ». Il est donc question de préservation de l'environnement naturel, de résilience face aux variations climatiques et aux phénomènes météorologiques… Sans oublier les économies d'énergie et l'amélioration des conditions de vie.
Pour livrer des ouvrages moins énergivores, moins polluants, plus respectueux de l'environnement et plus en phase avec les modes de vie contemporains, les acteurs du bâtiment mobilisent les savoir-faire ancestraux, mais aussi les dernières avancées technologiques (développement du BIM, impression 3D d’ouvrage hors site et autres innovations du BTP).
Les trois piliers d'un bâtiment écologique
Un bâtiment écologique répond à trois dimensions complémentaires :
La dimension environnementale repose sur l'utilisation de ressources naturelles et renouvelables, la réduction de la pollution de chantier et la maîtrise du bilan carbone tout au long du cycle de vie.
La dimension énergétique vise à réduire la consommation au strict minimum, grâce à une conception bioclimatique : orientation du bâtiment, protection solaire, inertie thermique. Elle comprend l'intégration d'équipements performants comme les systèmes de récupération de chaleur ou les panneaux photovoltaïques.
La dimension humaine garantit le confort des occupants : qualité de l'air intérieur, luminosité naturelle, acoustique. L'architecture biophilique, qui intègre la nature au cœur des espaces, s'inscrit pleinement dans cette logique, avec des murs végétaux, des jardins intérieurs et de larges ouvertures sur l'extérieur.
Quels sont les matériaux stars d’une architecture écologique performante ?
Quand on parle de protection de l'environnement et de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), on pense immédiatement aux matériaux biosourcés, mais ils ne sont pas les seuls à proposer un bilan carbone amélioré.
Les matériaux de construction biosourcés et géosourcés à la manœuvre
Le bois, la paille, le chanvre, le liège, la terre crue… Tous ces matériaux biosourcés et géosourcés connaissent un regain d'intérêt considérable dans le milieu de l’éco-construction. Leur usage est désormais encouragé par la Réglementation Environnementale RE2020.
Pour comprendre cet engouement, prenons l'exemple du bois de construction. Selon les territoires, le matériau peut être produit localement et ainsi réduire l'impact du facteur transport. Le bois présente l’avantage de pouvoir être mis en œuvre en restant peu transformé. En phase d'exploitation du bâtiment, le matériau continue à stocker le carbone. En fin de vie, il peut être facilement recyclé ou réutilisé.
L'aluminium et l'acier : recyclabilité et durabilité au service du bâti vert
Ces nouvelles tendances n’ont pas éclipsé les matériaux iconiques des architectures modernes et contemporaines, comme l'aluminium et l'acier, qui ont d'autres arguments à faire valoir.
Le premier est la valorisation des filières du recyclage. Selon les chiffres communiqués par la Fédération Aluminium France, 75% du métal produit depuis 1880 est toujours utilisé aujourd'hui. Le caractère 100 % recyclable de l'aluminium en fait ainsi un matériau de l’architecture verte.
Le second avantage des métaux est leur résistance qui permet d'allonger la durée de vie des ouvrages. Une construction plus robuste nécessite moins de réparations, moins de remplacements, et donc moins d'émissions en polluants et GES en phase d'utilisation.
Quels avantages pour les constructions neuves et rénovées ?
L'architecture verte, sur le fond et sur la forme, ce sont des ouvrages qui s'inscrivent dans une trajectoire inévitable. À terme, toutes les constructions devront se conformer à cet idéal de résilience, d'autonomie énergétique, de valorisation des matériaux et de techniques durables…
Sur le plan esthétique, ces conceptions donnent le ton. On assiste à l'émergence de la façade de demain : hautement végétalisée, orientée et protégée pour maximiser ou maîtriser les apports solaires selon les régions, conforme aux certifications de qualité environnementale… Les enveloppes des bâtiments d’avenir commencent à se dessiner dans les nouveaux quartiers.
Les constructions neuves et rénovées selon ces principes bénéficient d’un double avantage. Celui de l'exigence technique et d’une nouvelle norme esthétique. Tout comme la façade d’une maison d'architecte moderne évoque les grands espaces intérieurs baignés de lumière, les façades d’immeubles contemporains végétalisés traduisent un certain style de vie.
Exemples de bâtiments verts et façades durables Acodi
Avant que les constructions vertes ne fleurissent un peu partout, il a fallu expérimenter avec des ouvrages novateurs. Deux réalisations majeures, érigées au tournant du XXIe siècle, ont posé les bases de ce que la façade écologique allait devenir.
La Maison dans les arbres : quand le bâti s'efface derrière la nature
La Tree House, du cabinet d'architectes Van der Merwe Miszewski, illustre bien l’approche verte et l'association des matériaux modernes et biosourcés. Largement photographiée après sa livraison en 1998, elle fut l’archétype de la maison du nouveau millénaire.
La construction est intégrée à son environnement grâce à des lignes aériennes et des colonnes rappelant les pins alentour. La façade est raffinée et la palette de matériaux est très restreinte et annonciatrice du bâti d'avenir : acier, bois, verre et pierre.
Le mur végétal du musée du Quai Branly : une façade verte devenue référence mondiale
En 2006, le musée du Quai Branly affiche un mur végétal audacieux au cœur de la capitale. La surface verte s’étend sur 800 m² et culmine à 12 mètres de hauteur. Pas moins de 15 000 plantes composent cette façade végétalisée XXL, qui est la plus grande du monde au moment de son inauguration.
Le procédé repose sur le brevet de Patrick Blanc : une technique de culture verticale sur feutre synthétique imputrescible qui s'affranchit des contraintes de poids du substrat et garantit une végétalisation complète quelle que soit la hauteur du bâtiment. Les racines sont fixées superficiellement à la façade, comme elles le feraient naturellement sur des substrats rocheux ou des troncs d'arbres. La répartition hétérogène des végétaux, sans grandes zones réservées à une seule espèce, donne à la façade un aspect naturel et garantit la fixation à long terme des racines.
Le mur végétal du Quai Branly illustre aussi la durabilité de ce type d'ouvrage dans le temps. Un mur végétal bien entretenu ne nécessite qu'un rajout d'environ 5 % des plantes par an Le Moniteur, selon Patrick Blanc. La façade a fait l'objet d'une rénovation complète, avec renforcement de la structure, amélioration de l'isolation thermique et refonte du système d'arrosage pour réduire la consommation d'eau. Le nouveau mur compte 376 espèces végétales venues du monde entier, choisies pour leur capacité à s'adapter au climat d'Europe occidentale.
Deux décennies après sa création, cette façade verte demeure une référence mondiale aussi bien pour la prouesse technique qu'elle incarne que pour le dialogue qu'elle instaure entre le bâti et le vivant.
La façade durable avec Acodi
Acodi, acteur européen spécialisé dans l’enveloppe du bâtiment sur mesure, propose des solutions pour concrétiser les visions architecturales innovantes, dans le respect des normes et de la réglementation.
L’équipe d’Acodi travaille à partir des éléments graphiques du client (esquisse, croquis, plans, 3D, BIM) pour fournir une réponse personnalisée, dimensionnée selon les contraintes et les exigences du projet.
Fabricant et concepteur de façades contemporaines, Acodi propose des bardages qui améliorent les performances thermiques des bâtiments neufs et existants. Ces solutions d'habillage certifiées se distinguent par leurs qualités techniques (résistance aux intempéries et aux chocs, aux variations thermiques…) et esthétiques pour créer la façade de demain.